Enseigne (nom féminin, subst. féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)


X e siècle, ensenna. Du latin insignia, pluriel neutre (pris en bas latin comme substantif féminin singulier) de insignis, « qui porte une marque distinctive ».

I. N. f.
1. Vieilli. Marque, indice. N'est plus usité dans ce sens que dans la locution conjonctive À telles s ou à telle que, tellement que, la preuve en est que, comme le prouve le fait que. Cet hiver-là fut rigoureux, à telle que la rivière resta un mois prise par les glaces.
2. Figure symbolique servant de signe de ralliement ; étendard, drapeau. Les s romaines étaient des aigles. L'ennemi s'avançait, toutes s déployées. Fig. Marcher, se ranger, combattre sous les s de quelqu'un, suivre son parti.
3. Représentation figurée, inscription qui signale au passant la présence d'un magasin, d'un hôtel, etc. L' d'un bureau de tabac, d'une boulangerie, d'une pharmacie. À l' du Lion-d'Or, du Cheval-Blanc. Une lumineuse. Fig. et fam. Loger, être logé à la même que quelqu'un, se trouver dans la même situation fâcheuse que lui. Il n'était pas logé à meilleure que nous, son sort n'était pas préférable au nôtre. Prov. À bon vin il ne faut point d' ou, ellipt., À bon vin point d'enseigne, ce qui est bon n'a pas besoin d'être vanté. Titre célèbre : L'Enseigne de Gersaint (1720), toile peinte par Watteau pour son ami Gersaint, marchand de tableaux.

II. N. m.
1. Dans l'ancienne infanterie, officier qui avait la charge de porter le drapeau.
2. Enseigne de vaisseau, titre du grade des officiers de marine correspondant à celui de sous-lieutenant ou de lieutenant dans l'armée de terre. Enseigne de première classe, de deuxième classe.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Marque, indice servant à faire reconnaître quelque chose. Dans ce sens, il ne s'emploie qu'au pluriel dans la locution adverbiale "À bonnes s," À bon titre, à juste titre, ou Avec des garanties, avec des sûretés. "Il ne veut payer qu'à bonnes enseignes. Il ne faut se fier à lui qu'à bonnes s," et dans la locution conjonctive "À telles s que," Tellement que, la preuve en est que. "J'ai été chez vous; à telles s que votre concierge m'a dit, etc."
ENSEIGNE se dit aussi des Tableaux, figures ou toute autre indication qu'un commerçant, un artisan, un aubergiste, etc., met à son magasin, à son atelier, à son établissement pour se signaler au public. "Il loge à telle . À l' de la Tête noire, du Lion d'or, etc. Une auberge où pend pour le Cheval blanc. Un des plus fameux tableaux de Watteau est l' qu'il peignit pour Gersaint."
Fig. et fam., "Nous sommes tous les deux logés à la même ," J'éprouve la même contrariété, la même perte, le même préjudice que vous.
Prov. et fig., "À bon vin il ne faut point d'enseigne," ou plus ordinairement, "À bon vin point d'enseigne," Ce qui est bon n'a pas besoin d'être prôné, vanté.
Il se dit en outre pour Drapeau ou signe accoutumé de ralliement. On ne l'emploie plus guère dans cette acception que lorsqu'il s'agit des anciennes armées romaines : "Les enseignes romaines étaient des aigles." Il se dit aussi dans certaines phrases figurées, comme "Marcher, se ranger, combattre sous les s de quelqu'un."
Il s'est dit aussi, dans l'ancienne infanterie française, de la Charge de celui qui portait le drapeau. "Son fils obtint une ."
Il s'est dit également de Celui qui avait cette charge; et, dans ce sens, il est masculin. "Un aux gardes monta le premier sur la brèche."
"Enseigne de vaisseau," Titre du grade des officiers de marine qui est immédiatement au-dessous de celui de lieutenant de vaisseau.



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Marque, indice pour faire reconnaître quelque chose. Donner de bonnes, de fausses s.
LA FONT.: « Les témoins déposaient qu'autour de ces rayons Des animaux ailés, bourdonnants, un peu longs, De couleur fort tannée, et tels que des abeilles, Avaient longtemps paru ; mais quoi ? dans les frelons Ces s étaient pareilles »
J. J. ROUSS.: « L'empreinte dont tous ses traits portent la divine »
    À bonnes s, à bon titre, avec sûreté, en toute garantie.
SÉV.: « Vous êtes comme il faut pour n'être persuadée qu'à bonnes s »
RAC.: « Il n'y a pas trop de sûreté de se mettre sur le Rhône qu'à bonnes s »
HAMILT.: « Elle ne voulait rien éprouver de l'amour qu'à bonnes s »
LESAGE: « N'en voulant favoriser aucun qu'à bonnes s »
J. J. ROUSS.: « Qui ne s'en laisse imposer qu'à bonnes s »
P. L. COUR.: « Je me suis emparé de vingt paires de mulets que je ne rendrai qu'à bonnes s »
    À telles s que, en preuve que.
LESAGE: « J'ai payé le reliquaire à ce jeune homme, à telles s qu'il doit avoir actuellement sur lui cent vingt écus d'or que je lui ai comptés »
MARIVAUX: « À telles s que j'ai encore un mouchoir à elle, qu'elle a oublié chez moi »

 2   Anciennement. Enseigne ou faveur, pièce détachée de la parure d'une dame et donnée à un chevalier combattant dans un tournoi.

 3   Ancien terme de manufacture. Une certaine mesure de drap, qui revenait à trois aunes. Une pièce de quinze s, c'est-à-dire de quarante-cinq aunes.

 4   Tableau figuratif mis au-dessus d'une maison pour indiquer le commerce ou la profession du propriétaire.
LA FONT.: « L' fait la chalandise »
LA BRUY.: « Ne songez pas même à réformer les s d'une ville »
DANCOURT: « Elle aura bien de la peine à quitter un hôtel pour reprendre son de la Picarde »
BÉRANG.: « [Le portrait du roi d'Yvetot] C'est l' d'un cabaret Fameux dans la province »
    Nous sommes tous deux logés à la même , c'est-à-dire nous sommes dans le même embarras, ou malheur, ou perte.
    Il a logé à l' de la lune, il a couché à l' de la belle étoile, se dit de quelqu'un qui, n'ayant point de logis, ayant été mis hors du sien, a couché dehors.
    Fig.
PASCAL: « On ne passe point dans le monde pour se connaître en vers, si l'on n'a mis l' de poëte, ni pour être habile en mathématiques, si l'on n'a mis celle de mathématicien ; mais les vrais honnêtes gens ne veulent point d'enseigne »
LA BRUY.: « Folie de mettre l' de philosophie »
J. B. ROUSS.: « Le châtiment tomba sur ses oreilles, Qui, tout à coup s'allongeant à merveilles, Par leur longueur et leur mobilité Servent d' à sa fatuité »
    C'est une à bière, se dit d'un portrait, d'un tableau mal peint.
VOLT.: « M. Durand a mis beaucoup de nouvelles nuances à son à bière »

 5   Drapeau, signe de ralliement dans les armées romaines. Les s romaines étaient des aigles.
CORN.: « Vous marcherez à Rome à communes s »
MONTESQ.: « Que ceux qui ont fait serment marchent sous mes s »
    Par extension, toute espèce d'étendard.
SAINT-FOIX: « La guerre est presque aussi ancienne que le genre humain, et les s sont aussi anciennes que la guerre »
DELILLE: « Il veut qu'au bruit des cors, au son de la cymbale, On déroule à l'instant son royale »
RAYNAL: « Prend-il la fuite, est-il tué ? tous les corps se dispersent ou se rangent sous les s de l'ennemi »
    Fig. Marcher, combattre sous les s de quelqu'un, se ranger sous son autorité.
VOLT.: « Où tes maîtres séduits marchent sous tes s »

 6   Terme de marine. Enseigne de poupe, le pavillon qui se met sur la poupe.
    Gaule d'enseigne, se dit quelquefois du petit mât qui porte l'enseigne.

 7   Dans l'ancienne infanterie française, la charge de porte-drapeau. Son fils obtint une .
    La compagnie commandée par celui qui avait la charge d'enseigne.
    S. m. Celui qui portait l'enseigne. Un aux gardes.
    Dans la marine, un de vaisseau, officier dont le grade était le moins élevé (depuis peu d'années on y a substitué le titre de lieutenant de frégate).
Mme DE CAYLUS: « La singularité du fait et le courage que cet enfant avait témoigné, le firent faire après le combat »

PROVERBE À bon vin il ne faut pas d'enseigne, et, elliptiquement, à bon vin pas d'enseigne, c'est-à-dire il n'est pas nécessaire de faire beaucoup d'efforts pour mettre en vogue ce qui est bon.

HISTORIQUE
    XIème siècle
     Ch. de Rol. XC: L' [de] Charle n'i devons ublier
     ib. CCLIX: Geifreid d'Anjou qui l' teneit
     ib. CCLX: Charles [crie] mont-joie l' renomée
    XIIème siècle
     Ronc. p. 1: En meint estor fu veü ses s
     Sax. XXX: Jamais en nos aages [nous] ne portassions ansaigne
     ib. XXXIII: Vestu [il] ot un bliaut à anseigne d'orfrois
    XIIIème siècle
H. DE VALENC.: « Alés moi bientost à Serre, et distes au castelain de par moi que par nulle ensegne que je li mange [mande] ne por nulle lettre, que il ne renge [rende] le castiel »
BEAUMANOIR: « Et s'on voit qu'ele en die vraies ensengnes, on l'en doit plus tost croire que une autre »
JOINV.: « Tu li diras que il te croie, à teles s que tu iras combatre à l'empereur de Perse à tout trois cens homes, sanz plus, de ta gent »
     Merlin, f° 42, verso: Il te mande que ce fu il meesmes que tu trovas al bois les bestes gardant, et à icelles ansaignes que il te dist que il venroit à toi quant il voldroit
    XIVème siècle
     Guesclin. 12972: Dites-lui que vers lui [je] vous envoie prier ; A très bonnes s vous pourrez avancier
DE LABORDE: « En oultre nous plaist et voulons, que tous lesdit Juys et Juyves demourans en nostre dit royaume portent leur acoustumée au dessus de la ceinture et en lieu plus apparent, et sera ladicte du large du seel de nostre Chastellet de Paris ; et qui sera trouvé sens , il paiera vint solz parisis d'amende »
DE LABORDE: « Il est permis aux filles de joie de la ville de Thoulouse de porter et vestir telles robes et chapperons comme elles vouldront, et entour l'un de leurs bras une ensaigne ou difference d'un jaretier ou lisiere de drap d'aultre couleur que la robe »
DE LABORDE: « Pour six sainctures et dix aulnes de rubant blanc, pour faire s es livres »
    XVème siècle
E. DESCH.: « Un chascun d'eulx [des trois ordres] son droit estat maintiengne ; Car l'exceder est monstre et droicte ensaigneDe pis avoir pour le peuple et l'Eglise »
     Bouciq. I, 2: D'assez d'autres nobles hommes pourroit-on dire, desqueulx, quand jeunes estoient, les s de leurs enfances demontroient s de leurs conditions
DE LABORDE: « À Jehan Martin orfevre, demeurant à Boulongne, pour une ou ymage d'or faicte en la reverence de Nostre Dame de Boulongne »
COMM.: « Plusieurs coups et entre les autres ung en la gorge dont l' lui est demeurée toute sa vie »
COMM.: « Et pour toutes s n'y est memoire d'eulx [des Français en Sicile] que pour les sepultures de leurs predecesseurs »
COMM.: « Les Suisses, qui rapporterent tous leurs s »
LOUIS XI: « Il n'a pas esté seul entaché de ce mal [la jalousie] ; mais toutefois, pour ce qu'il fut outre l'enseigne, je ne me saurois passer sans faire savoir le gracieux tour qu'on lui fit »
    XVIème siècle
J. MAROT: « Ne bourgs, chasteaulx, manoirs, villes, champaignes, Où n'ait planté ses guydons et s »
AMYOT: « Il y en a aucuns qui, à faulses s, usurpent le nom d'historiens »
AMYOT: « Le trident l' de Neptune »
AMYOT: « Les souldars qui sont soubs une mesme s'appellent manipulares »
AMYOT: « Les faisceaux de verges, s du souverain magistrat »
AMYOT: « La ville d'Orchomene avoit reçu deux s [compagnies] de gens de pied pour la garder »
MONT.: « Un port' qui estoit à la garde du bourg Saint Pierre »
MONT.: « Il n'en adveint pas si heureusement à l' du capitaine Julle »
PALISSY: « Je m'asseure avoir veu donner pour trois sols la douzaine des figures d'enseignes que l'on portoit aux bonnets, lesquelles estoyent si bien labourées et leurs esmaux si bien parfondus sur le cuivre, qu'il n'y avoit nulle peinture si plaisante »
FROUMENTEAU: « Chacune coustumierement des uns et des autres estoit accompagnée de cent ou six vingt hommes »
M. DU BELLAY: « Le seigneur Horace Baion, chef des s noires [les bandes noires] »

ÉTYMOLOGIE
    Provenç. enseigna, enseyna, essenha ; catal. insignia ; anc. espagn. enseña ; ital. insegna ; du latin insignia, pluriel neutre de insignis, insigne, de in, et signum, signe. Dans les anciens textes on trouve parfois masculin, qui vient alors directement du neutre insigne.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


Marque, indice servant à faire reconnaître quelque chose. "Donner de bonnes s, de fausses s." Dans ce sens, il ne s'emploie guère au singulier, et il vieillit.
"À bonnes s," À bon titre, à juste titre, ou Avec des garanties, avec des sûretés. "Il ne veut payer qu'à bonnes s. Il ne faut se fier à lui qu'à bonnes s."
"À telles s que," Tellement que, la preuve en est que. "J'ai été chez vous; à telles s que votre portier m'a dit, etc."
"Enseigne de diamants, de pierreries," Joyau qui est passé de mode depuis longtemps, et qui était fait de plusieurs pierres montées ordinairement en forme de rose. "Il portait une de diamants au chapeau. Elle portait à sa coiffure une de pierreries."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, Le tableau, la figure ou toute autre indication qu'un marchand, un artisan, un aubergiste, etc., met à sa maison, à sa porte, pour faire connaître quelle est sa profession, et pour qu'on trouve facilement sa demeure. "Il loge à telle . N'y a-t-il point d' à votre hôtel? À l' de la Tête noire, du Lion d'or, etc. Une auberge où pend pour le Cheval blanc. Ce marchand a pris tel objet pour ."
Par dénigrement, "Ce portrait, ce tableau n'est bon qu'à faire une à bière," ou simplement, "C'est une à bière," se dit D'un portrait, d'un tableau très-mal fait, très-mal peint.
Prov. et fig., "Nous sommes tous les deux logés à la même ," J'éprouve le même malheur, la même perte, la même contrariété que vous.
Prov. et fig., "À bon vin il ne faut point d'enseigne," ou plus ordinairement, "À bon vin point d'enseigne," Ce qui est bon n'a pas besoin d'être prôné, vanté.



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit en outre pour Drapeau ou signe accoutumé de ralliement. On ne l'emploie plus guère dans cette acception que lorsqu'il s'agit Des anciennes armées romaines: "Les s romaines étaient des aigles." Il se dit aussi dans certaines phrases figurées, comme, "Marcher, combattre sous les s de quelqu'un."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'est dit aussi, dans l'ancienne infanterie française, de La charge de celui qui portait le drapeau. "Son fils obtint une ."
Il s'est dit également de Celui qui avait cette charge; et, dans ce sens, il est masculin. "Un aux gardes monta le premier sur la brèche."
Il s'est dit pareillement de Certains officiers de l'ancienne gendarmerie, des gardes du corps et des mousquetaires.
"Enseigne de vaisseau." Titre d'un grade inférieur des officiers de la marine: ce grade est immédiatement au-dessous de celui de lieutenant de vaisseau.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

["An-cèg-ne"; 1re lon. 2e "è" moy. mouillez le "g", 3e "e" muet.] "Enseigne" est fém. 1°. Quand il signifie "marque", indice servant à faire reconaître quelque chôse. 'L'"enseigne" que vous m'aviez "donée" pour trouver cette maison, n'était pas fort juste.
- Il se dit ordinairement au pluriel. 'Doner de "bones s".
- 2°. Tableau que l'on atache à la maison d'un Marchand, d'un Artisan, d'un Aubergiste, etc. "Son " est un lion d'or. 'Il est logé "à l' de" l'écu de France. '"Cette " est bien grossièrement "peinte".
- 3°. Signe militaire. '"Les s Romaines".
- On le disait autrefois des drapeaux de l'Infanterie, et ce mot est resté dans ces phrâses. 'Tambour batant et "enseignes déployées". 'Combatre, marcher "sous les s de".
- 4°. Charge de celui qui porte le drapeau. 'Le Roi lui a doné "une ".
- 5°. Il est masc. quand il signifie l'Oficier qui a cette charge. '"Un Enseigne" dans la Marine, etc.
   On dit "adverbialement" (n°. 1°.) "à tèlles s que", etc. Cela est si vrai que, etc. "À~ bones s", avec conaissance et sur de bones preuves, de bones raisons 'Je vous crois et je sais que vous êtes tout comme il faut pour n'être persuadée qu'"à bones s". Sév. 'Je ne me fierai à lui qu'"à bones s". = On dit, "figurément", marcher "sous les enseîgnes de" quelqu'un, suivre son parti. (n°. 3°.) Et "proverbialement", (n°. 2°.) être "logés à la même ". Être dans la même situation, avoir le même sort.
- On dit d'un méchant portrait, d'un mauvais tableau, qu'il "n' est bon qu'à faire une à bière".




Emplacement dans le dictionnaire :

enroulement
enrouler
enrubanner
ensablé
ensabler
ensacher
ensanglanté
ensanglanter
enseignant

enseignement
enseigner
ensellé
ensemble
ensemencement
ensemencer
enserrer
ensevelir
ensiforme
ensiler
ensoleillé




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...les choses ; la réflexion, méthodiquement employée, suffit dans l'un et dans l'autre cas. Ce qui réconcilie la science et la morale, c'est la science de la morale ; car en même temps qu'elle nous enseigne à respecter la réalité morale, elle nous fournit les moyens de l'améliorer. Nous croyons donc que la lecture de cet ouvrage peut et doit être abordée sans défiance et sans arrière-pensée. Toutefois,...


Citation n°2 de Remy de GOURMONT (Esthétique de la langue française : la déformation, la métaphore, le cliché, le vers libre, le vers )

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...nous montre toujours la vie sortant de la vie ; et on peut conclure aussi qu'il n'y en a pas toujours eu, puisque l'application des lois actuelles de la physique à l'état présent de notre globe nous enseigne qu'il y a eu un temps où ce globe était tellement chaud que la vie y était impossible. Mais les contradictions de ce genre peuvent toujours se lever de deux manières : on peut supposer que les lois...


Citation n°4 de Henri POINCARÉ (La Valeur de la science)

...à sa place. Ne prenons qu'un exemple : la théorie des ondulations de l'éther nous enseignait que la lumière est un mouvement ; aujourd'hui la mode favorise la théorie électro-magnétique qui nous enseigne que la lumière est un courant. N'examinons pas si on pourrait les concilier et dire que la lumière est un courant, et que ce courant est un mouvement ? Comme il est probable en tout cas que ce...


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